


Un jour, j’ai franchi à la dérobée le haut portail forgé d’une grande demeure abandonnée …
J’avance dans le grand jardin en friche, je m’accroche dans les ronces, et j’entre dans cette maison dont la porte principale a été forcée et ne ferme plus depuis longtemps.
Il fait beau, tout est calme, dès que je passe le pas de la porte l’étonnement, la surprise.
Une multitude d’objets usuels sont toujours là, des fours à bois magnifiques, un four à pain, une lessiveuse, un chapeau, des sabots, un parapluie, des meubles, de la vaisselle …
Je monte à l’étage par un escalier qui souffre, et là les chambres, la literie, les meubles, mais surtout des vêtements toujours sur leur cintre. Une blouse de coton de travail et une chemise longue de femme qui laisseraient à penser que les propriétaires viennent de s’absenter, qu’ils vont revenir.
Je gravi encore un étage, et là dans le grenier encore des trésors d’une époque passée.
Les journaux restés sur place sont datés des années 50, les exploits en première de Jean Boiteux, qui après des recherches simples sur la toile, s’avère être un nageur de ces années là.
D’autres sont passés avant moi, se sont servi dans les armoires et placards en laissant sur le sol ce qui ne les intéressait pas, tout a été retourné comme si l’on cherchait un trésor sonnant et trébuchant. Une porte sculptée d’une impressionnante armoire est manquante …
Je n’ai rien touché. Je n’ai que “volé” quelques images de ce lieu où règne une ambiance étrange.
Que c’est-il passé pour que ceux qui vivaient là aient tout laissé en l’état pour ne jamais revenir, sans que personne ne reprenne possession des lieux ?
Ceux qui sont installés à proximité ont toujours connu cette maison abandonnée. Le peu que j’ai réussi à savoir, est que depuis au moins un demi siècle cette demeure est inhabitée. Le bâtiment résiste au temps et protège tous ces objets d’un autre temps.
Quelques images, d’autres viendront peut être plus tard.
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