
En vidant le coffre au retour des vacances d’été, du sac de rivière s’est échappée “Ficelle”, une jeune couleuvre vipérine (Natrix maura, LINNAEUS).
Chaque année on les voit évoluer dans les eaux claires et très fraîches de la Vis, et cette année elles étaient nombreuses aussi dans l’Hérault. Il était fréquent dans certains coins de se retrouver nez à nez avec les bestioles lors des baignades, et si les jeunes ne sont pas particulièrement inquiétants, les plus grandes qui peuvent atteindre 90 cm …
C’est une espèce protégée non venimeuse, trop souvent confondue avec les vipères et de ce fait très souvent éliminée.
Ces animaux ne survivent pas sous le climat d’Yci. Il a donc fallu transformer un aquarium stocké dans la grange en vivarium. Pas une mince affaire, il faut des pierres plates et de la terre en surface, et surtout de l’eau en quantité suffisante. Après avoir réussi tant bien que mal à lui créer un environnement qui lui permettrait de survivre, épuisette en main, il a fallu parcourir les étangs et les rivières à la recherche de nourriture (vivante).
Le froid est arrivé, plus de grenouille ou d’alvin pour alimenter cet animal qui s’est bien adapté mais risquait de mourir de faim.
La solution a enfin été trouvée hier soir dans une petite animalerie. Le propriétaire de l’échoppe nous a donné deux Guppy qui lui semblaient un peu mal en point, et qu’il ne vendrait pas. Nous voilà parés pour le ravitaillement jusqu’à ce qu’elle entre en hibernation, si ce milieu ne dérègle pas son horloge biologique.
A suivre …
Il y a quelques semaines dans un autre blog, je souriais à la lecture d’un article où certains étaient rentrés de vacances avec un autre clandestin.
http://onebigday.wordpress.com/2009/09/02/euscorpius-flavicaudis/
Mon “passager” est nettement moins encombrant ! Un petit cloporte ou une mouche de temps à autre et hop !
Bonjour Alexis
Notre passager apprécie de se faire manipuler semble-t-il, contrairement au tien je suppose. Le p’tit gars de la maison plonge la main dans le vivarium, et la bestiole s’embarque volontiers, et à l’air d’apprécier les quartiers libres dans le couloir où elle peut ramper avec plus d’espace. C’est assez étonnant.